Pourquoi votre start-up doit-elle recourir à un growth hacker ?

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Selon Steve BLANK, « une start-up est une organisation temporaire à la recherche d’un business-modèle industrialisable et permettant une croissance exponentielle ». Pour Paul Graham, « une start-up est une entreprise faite pour avoir une croissance de 5 % à 7 % par semaine ». Ces deux définitions ressortent les deux différences fondamentales entre une société et une start-up. L’entreprise fonctionne selon un modèle tandis qu’une start-up en recherche. De plus, la survie d’une start-up exige une croissance urgente et exponentielle. Ces caractéristiques d’une start-up expliquent l’apparition du growth hacking. Désormais, la réussite d’une start-up dépend en grande partie d’un « super marketeur » prêt à tout pour faire exploser sa croissance. Découvrez le profil d’un growth hacker et pourquoi votre start-up doit en recruter.

Le growth hacker, au-delà du marketing…

Le marketing s’inscrit dans une démarche pour atteindre un but variable selon les entreprises : notoriété, promotion d’un produit, etc. Et en fonction de l’objectif, un agent marketing spécifique met en œuvre une stratégie propre. Or, le growth hacking exige une diversité de spécialités avec une finalité précise.

De multiples compétences…

Un growth hacker évoque un individu qui compile tout seul plusieurs compétences qui lui confèrent une certaine polyvalence et une autonomie relative dans ses prises de décisions. Il détient des compétences en programmation, SEO, social marketing, analyse des data, statistiques, culture web, psychologie sociale et anthropologie, développement, emailing, A/B Testing, etc. Il dispose de sérieux atouts en webmarketing et en informatique. Généralement, il s’affirme comme un autodidacte, curieux, capable d’anticiper et surtout créatif.

Au service d’un objectif précis…

Les compétences nécessaires à la réussite d’un growth hacker paraissent difficiles à cerner, mais l’objectif ou le but poursuivi par celui-ci demeure unique. Peu importe la start-up, le growth hacker cherche à impulser rapidement la croissance. En business du web, cela signifie littéralement une explosion du nombre d’utilisateurs du service proposé.

Le growth hacker, un état d’esprit atypique

Le growth hacking évoque aussi un véritable état d’esprit. La concurrence accrue dans le domaine du web contraint les start-up à croître rapidement ou à disparaître. Un growth hacker doit donc rester conscient que la survie du service ou du concept prôné dépend de lui.

Un marketeur kamikaze condamné à réussir

Un growth hacker ne peut se contenter de mettre en place une stratégie et patienter que celle-ci porte des fruits sur la durée. Son profil exige des résultats immédiats. Aussi, doit-il évaluer sa politique en permanence et en changer autant que nécessaire jusqu’à parvenir à identifier la solution pour impulser la croissance de la start-up. Un growth hacker se trouve tenu par une obligation de résultat et n’hésite pas, en conséquence, à bousculer les règles pour y arriver.

Un touche-à-tout qui bouleverse les règles

La créativité demeure une qualité essentielle chez un growth hacker. Ce dernier ne souhaite surtout pas se contenter d’appliquer les règles traditionnelles de marketing pour réussir. Il connaît parfaitement le monde du business technologique et veut en exploiter les subtilités pour atteindre son objectif. Il se mue donc en un expérimentateur acharné, actif, attentif et surtout prévisible. Il ne se limite nullement par le respect d’un processus ou d’un principe de marketing. Il n’arrête pas d’innover et de mettre en œuvre ses nouvelles idées afin de parvenir à impacter rapidement et positivement la croissance de sa start-up. Pour un growth hacker, la réussite rime avec augmentation sensible du nombre d’utilisateurs. Il veut bien considérer les formules révolutionnaires des autres start-up, mais reste conscient que la véritable solution demeure celle qui développera sa start-up et qu’il doit identifier rapidement cette formule adaptée.

Growth hacker, un expérimentateur avec des règles claires…

Le growth hacker, en dépit de ses multiples domaines de compétence et de son acharnement à réussir, travaille néanmoins dans le respect de certains principes. Le profil de ce dernier exige qu’il dispose d’une méthodologie suffisamment élaborée pour analyser l’impact de ses stratégies expérimentées sur l’augmentation du nombre d’utilisateurs. Peu importe sa stratégie, un growth hacker s’inscrit dans la logique de la matrice AARRR. Une bonne compréhension de cette matrice permet une meilleure appréhension du fonctionnement d’un growth hacker. Acronyme pour Acquisition – Activation – Rétention – Referral – Revenu : la matrice AARRR résume les différentes étapes qui contribuent à la réussite d’une start-up.

Le growth hacker se retrouve au cœur de toutes ces étapes. Tout part de l’acquisition de trafic ; le professionnel exploite sa maitrise des réseaux sociaux (marketing digital), ses compétences en SEO, en SEA pour appeler l’attention des internautes sur le service proposé par sa start-up. Il doit identifier le meilleur moyen de susciter l’adhésion des internautes à ce service et de les transformer en des utilisateurs actifs. Si cette étape de rétention réussit, la start-up peut se féliciter d’avoir créé un marché ou saisi une demande existante. Le cœur du growth hacking constitue le referral ; le growth hacking doit identifier la meilleure stratégie pour générer une « viralité » durable autour du service proposé. Les utilisateurs en deviennent alors des ambassadeurs naturels auprès des autres internautes. Cette « viralité » permet une croissance exponentielle de la base d’utilisateurs. La start-up pourra enfin passer au stade de monétisation pour s’assurer une croissance financière. En dépit des exigences de ce métier, nombre de professionnels s’y engagent de plus en plus comme, ce growth hacker rhône au profil très remarquable.

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A propos de l'auteur : Emmanuel Higel